COMMUNIQUE DU 20-10-2017

Le Comité de défense et de soutien de l’hôpital a souhaité rappeler à travers le communiqué de presse à Mme Agnès BUZYN,
ministre de la santé les faits et les enjeux des décisions prises sur le devenir de notre hôpital et du Haut-Jura.
Vous pouvez en faire lecture ci-dessous ou en cliquant sur le lien Comité de défense – Communiqué du 20-10-2017
PLUS QUE JAMAIS NOUS REFUSONS CETTE POLITIQUE ET RESTONS MOBILISES POUR LE MAINTIEN DES 5 SERVICES MENACES DE FERMETURE

L’HÔPITAL DE SAINT-CLAUDE FONCTIONNE
AUJOURD’HUI AVEC TOUS SES SERVICES

Pour aider les tutelles, et tout particulièrement Madame Agnès Buzyn, ministre de la santé à mieux comprendre la colère grandissante des habitants du Haut-Jura confrontés aux menaces de fermeture de leur hôpital, voici quelques rappels :
– le 14 décembre 2016, lors de la séance du Conseil de surveillance du Centre hospitalier Louis Jaillon, Jérôme Moreau, représentant le directeur général de l’Agence régionale de santé, (ARS) déclarait  :
« S’agissant de la gynécologie-obstétrique, l’ARS a indiqué qu’elle maintenait cette activité sur Saint-Claude »,
« S’agissant de la chirurgie, l’ARS a indiqué qu’elle serait maintenue »,
et enfin, «  L’ARS a évoqué le besoin d’acquisition d’une IRM ». Et M. Moreau de préciser : « Au regard de ces éléments, il ne lui semble pas que l’ARS ait adressé des signaux négatifs à l’établissement. »
– fin décembre 2016 donc, l’ARS maintient les services majeurs de l’hôpital, avec, de surcroît, pour assurer son développement, l’acquisition d’une IRM.

Mais le 17 février 2017, l’ARS présente à Lons-le-Saunier un « projet de retour à l’équilibre et à la performance » avec la liquidation des services de maternité, pédiatrie, chirurgie, urgences, hémodialyse à l’hôpital de Saint-Claude.
Comment expliquer l’inexplicable, ce virage à 180 ° en deux mois ?

Le pronostic vital de l’hôpital de Saint-Claude est engagé et, avec lui, le pronostic vital de combien de futurs patients et aussi le pronostic vital de notre région de moyenne montagne. Ce changement brutal de stratégie s’explique-t-il uniquement par l’exigence d’un retour à l’équilibre ? Equilibre impossible avec le mode de financement actuel de l’hôpital public. Lons, Pontarlier, Oyonnax sont  eux aussi en déficit. Ces hôpitaux vont-ils fermer ? Pourquoi fermer Saint-Claude ?

Cette décision de fermeture est totalement irresponsable car il n’y a eu aucune étude d’impact : comment s’effectuerait la prise en charge des patients, quel avenir pour le Haut-Jura.

Comment justifier la fermeture de la maternité, avec plus de 300 accouchements par an, qui est une maternité de niveau 1, pour des grossesses sans facteur de risque périnatal, et avec des nouveau-nés bien portants ? Elle dispose à ce jour, de tous les moyens pour répondre à ces objectifs avec des gynécologues obstétriciens, des anesthésistes et une remarquable équipe de sages-femmes.

La stratégie de l’ARS et des administrateurs provisoires pour répondre aux injonctions de la ministre de la santé est simple : laisser croire que l’hôpital est condamné, que la maternité ne fonctionne plus. Combien de futures mamans nous ont-elles dit « Mais alors, on peut encore accoucher à Saint-Claude ? » Oui, et être aussi accueilli dans tous les autres services.

La stratégie du pourrissement est la seule ligne de conduite de l’administration provisoire.

Le 18 mai 2017, l’arrêté de l’ARS qui place le CH Louis Jaillon sous administration provisoire confie, entre autres missions, aux administrateurs « La mise en place d’une politique de recrutement médical qui relance la dynamique d’activité et permette d’assurer la prise en charge de la population du territoire. »

En poste depuis plus de 5 mois, M. Pignard, administrateur en chef provisoire a recruté combien de médecins pour l’hôpital de Saint-Claude ? Zéro ! Il a été lui-même recruté pour démanteler un hôpital en faillite mais qui prend en charge (Article 3 de l’arrêté) « les indemnités et frais de mission et d’hébergement des administrateurs provisoires ».

Un vrai conte de fées ! Le carrosse est devenu citrouille, mais il y a encore à manger dans la cuisine qui n’est pas aux normes !

Enfin, nous invitons Madame Agnès Buzyn, ministre de la santé à étudier, personnellement la Loi Montagne définitivement adoptée par le Parlement le 21 décembre 2016 et parue au Journal officiel le 29 décembre 2016.

L’article 23 précise qu’«  au nom du principe d’équité territoriale », le Projet régional de santé s’attache «  à garantir aux populations un accès par voie terrestre à un service de médecine générale, à un service d’urgence médicale, à un service de réanimation ainsi qu’à une maternité dans des délais raisonnables non susceptibles de mettre en danger l’intégrité physique du patient en raison d’un temps de transport manifestement trop important ».

Si notre hôpital disparaît, nous conserverons des morts, des handicapés, un massif moribond.

Nous refusons cette politique de la terre brûlée. Le Haut-Jura est une terre de résistance.

Nous appelons la population à se tenir prête pour une mobilisation d’une ampleur inégalée.

 

André JANNET, Président
du Conseil d’administration et
du Comité de défense et de soutien de l’hôpital

le 20 / 10 /2017

2 thoughts on “COMMUNIQUE DU 20-10-2017”

  1. Des pseudo responsable veulent faire des économies sur nos vies…..
    Si s’occuper de la santé des gens c’est leur faire faire 120 km en voiture pour aller se faire soigner, alors appelons les” tueurs “.

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